Consulter les adresses Un guide à emmener ? Partir avec une agence Ecovolontariat
a
 
 
Costa Rica

Lieu présenté par philippe Falbet, voyagiste, qui a vécu quatre ans au Costa Rica, fiche mise à jour en août 2006
et accompagne des chantiers de reforestation à Durika :

Dúrika est une réserve privée de 8500 hectares localisée sur les hauteurs de la cordillère de Talamanca, au sud-ouest du pays, et à 17 km de la ville de Buenos Aires. C'est aussi une expérience de vie communautaire dont les objectifs sont la conservation de la forêt, l'agriculture biologique et des méthodes de santé alternatives.

.

L'histoire à débuté en 1989 lorsque des biologistes et agronomes costariciens, engagés pour la conservation des forêts du Costa Rica, créent une fondation au sud du pays, dans une zone encore très sauvage. A 1600 mètres d'altitude, les habitants de la « Réserve biologique Durika » protègent un corridor biologique d'environ 7500 hectares de forêt, qu'ils achètent progressivement aux propriétaires. C'est le projet phare de la fondation. 2500 hectares ont déjà été achetés depuis 10 ans, et une option d'achat a été posée pour environ 5000 hectares à environ 20 propriétaires terriens. Un million d'arbres natifs ont également été replantés depuis 10 ans.

* Actuellement, ce sont 8500 hectares qui sont protégées (la réserve a augmenté de 1000 hectares en 3-4 ans)

600 espèces d'orchidées, plus de 400 espèces d'oiseaux et de nombreuses espèces d'arbres menacés, aux essences semi-précieuses, sont recensées dans la réserve. Cet espace est un passage vital pour la reproduction de nombreuses espèces, par exemple:

- Singes hurleurs qui se reproduisent dans cette zone qui permet un lien entre les côtes caraïbe et pacifique,

- quetzals qui descendent au plus fort de la saison des pluies (août à octobre) pour se nourrir des fruits de l'”aguacatillo”, nécessaire à leur alimentation, et qui ne produit pas de fruit en haute altitude à cette époque.




La communauté est aussi beaucoup impliquée dans la conservation des traditions des cultures Cabécar et Bribri qui vivent à côté. Ils travaillent également à l'amélioration de leur niveau de vie ds les domaines de la santé, environnement et éducation

Une trentaine de personnes habitent le village issues de différentes nationalités, costaricien(ne)s et 3 européennes, dont une française. Docteurs, biologistes ou étudiants viennent régulièrement Chaque famille a sa propre maison et intimité, toutefois les habitants travaillent selon un programme établi chaque semaine et définissant les tâches de chacun (berger, boulangerie, pépinière, potager, constructions...). Le niveau d'étude est élevé, la fondation ayant été créée par un biologiste, German Cruz Villanueva, lors d'une série de conférences. Par exemple, le charpentier est aussi le maître d'école, (école agrée par le ministère de l'éducation nationale costaricien, actuellement 3 élèves), ancien professeur à San José. Aucun courant de pensée, ou religion, ne sont imposés, chacun est libre de penser ou de dire ce qui lui plait. La seule règle est de se plier aux exigences des tâches nécessaires à la survie du village, et de concorder dans la volonté générale de quiétude et de paix. Le village accueille chaque hiver et en juillet août des groupes d'étudiants venus d'une fondation canadienne, ainsi que des étrangers intéressés par la découverte d'un écosystème et par la vie rustique de l'endroit.

Ses ressources viennent du conseil en agronomie à l'université, de propriétaires costariciens et de l'Ambassade du Canada, ainsi que leurs ressources propres :

vente de galettes à un grossiste qui les distribue vers les boulangeries et depuis peu l'écotourisme.

L'activité écotouristique est volontairement limitée par les locaux dans leurs objectifs de vie. Egalement, de par l'éloignement et la difficulté d'accès.
Les ressources apportées par l'écotourisme vont à des projets collectifs, et décidés collectivement : Achat de terres, énergie du village, centre médicale (pour eux, indigènes et visiteurs), éducation à l'environnement, police environnementale privée (excellent, car reconnu par le ministère de l'environnement ! Lutte contre le braconnage et la coupe), reforestation, etc.

L'ECOTOURISME

Tourisme éco-solidaire (volontariat), écotourisme (orchidées, plantes médicinales, nutrition, herpétologie, aromathérapie, ballades sur des sentiers), de très nombreux programmes sont possibles chez les Durikas.

La durée minimum conseillée est de 5 nuits, pour plusieurs raisons :

- L'accès, 1h de 4x4 sur piste depuis Buenos Aires, le village le plus proche.

- Une période d'accoutumance est nécessaire

- Afin de connaître les habitants du village, et de participer aux activités

Hébergement:

Chalets en bois de cèdre sur pilotis répartis dans le village, divisés en chambres agréablement décorées,de deux à trois lits simples, avec terrasse, eau froide (tiède). 1 salle de bains, toilette et douche par chalet. L'électricité des chalets provient d'un système hydroélectrique qui alimente l'ensemble de la communauté . Vues incroyables depuis les chalets qui domi nent la montagne ou la forêt toute proche.

Seul le restaurant est doté d'électricité (panneau solaire).

Repas:

Fruits et légumes, lait et oeufs viennent directement des cultures du village. Aucun traitement chimique pour les fruits et légumes.

L'alimentation est donc on ne peut plus saine et “bio”, végétarienne, exempte de viande, mais pas de poissons, oeufs ou steaks de soja.

Elle est tout simplement excellente, imaginative, saine, copieuse et très diversifiée, préparée par une cuisinière hors pair. Nombreuses infusions (fleurs de fenouil, gingembre, ananas-papaye...) et jus de fruits délicieux.

La connaissance de la terre et des cultures alliée à leur ouverture vers le monde permet de cultiver de très nombreuses variétés de fruits et légumes biologiques.

Pour tous les repas, café et boissons incluses.

Les horaires de repas sont fixes pour tous. Chaque membre du village mange dans sa maison, repas au restaurant aux horaires suivants: Petit déjeuner:7h30, déjeuner 12h00, dîner 17h00.

Généralement, après le dîner, de nombreux habitants se réunissent au restaurant ou sous les étoiles pour discuter. Discussions et débats prévus au programme selon disponibilité des villageois.

Les activités sont à titre indicatives, vous ne pourrez pas toutes les faire en quelques jours et le mieux est de se mettre d'accord au préalable avec la communauté.
Balades accompagnées par des guides spécialisés pour découvrir l'environnement de la réserve de quelques heures à plusieurs jours selon vos envies (2 pers minimum).

Yoga. Kung Fu. Méditation, cuisine végétarienne, médecine naturelle, aromathérapie, massages, thérapie aquatique, sauna, etc

Découverte des légendes des cultures Cabécar y Bribri lors de certaines ballades.

Possibilité de participer à :

- Travaux du village : reforestation, boulangerie, agriculture biologique

- Fabrication de savons, crèmes, médecines naturelles


Jacuzzi utilisé en thérapie

Descriptif d'une journée type :

  • 5h30 - 7h, avant le petit déjeuner : Participation aux activités du village (toujours les mêmes, potager, chèvrerie, etc), non obligatoire.
  • 8h30 - 12h : Promenades guidées, observation d'oiseaux, ou (et) volontariat. Selon la promenade, le visiteur pourra effectuer du volontariat avant le déjeuner
  • après midis avec guide, pour un minimum de 3 personnes, ou pour lire, se promener, se reposer... Les cours de nutrition, yoga, plantes médicinales, etc, se font avec un minimum
    de 3 personnes et ils doivent être prévenus à l'avance pour s'organiser et dire si la personne
    qui s'en charge est disponible.

La communauté accueille les chercheurs intéressés à faire des études de botanique, sociologie, biologie etc, qui pourraient bénéficier à la communauté. Dans ce cas, possibilité de rester suivant un accord avec eux le temps nécessaire.

Volontariat tous les matins : 5h30 - 7h puis 8h30 - 12h et temps libre l'après midi.

Les personnes peuvent également continuer le volontariat si désiré, car les villageois travaillent souvent (selon conditions climatiques) jusqu'à 16 heures.

45 usd/personne, incluant les 3 repas, le logement, et l'assistance d'une personne l'après midi, pour ballades, explications ou cours.

Longs séjours fortement encouragés par les locaux. Bénévolat encouragé, étudiants bienvenus. Tarifs dégressifs, ou à négocier directement pour volontariat .

ECOTOURISME : tarifs en pension complète : 55 usd/pax
VOLONTARIAT : 30 usd/pax jusqu'à 15 jours, 25 usd/pax à partir de 15 jours de séjour

Coordonner depuis la France , par e-mail, la réservation de l'hébergement et du transport pour y aller (s'y prendre un peu à l'avance, 1 à 2 semaines minimum). C'est un taxi 4x4 qui viendra vous chercher (environ 35 usd par taxi).

Paiement à effectuer sur place (généralement en milieu ou fin de séjour).

Bus de San José à Buenos Aires (compagnie Tracopa) tôt le matin (départ quotidien), environ 4 usd/personne. La fondation a un bureau à 1 km de la station de bus. Demander à un taxi de vous y emmener, environ 2 usd.

Vous serez accueilli par la personne assurant la permanence, et le taxi 4x4. Préparez-vous pour 1h de transport dans des conditions difficiles d'accès...

E mail : vilmaer@edyd.com ou infodurika@durika.org

Tel : (00 506) 730 06 57

S'attendre à un délai de 5 à 10 jours pour la réponse.

SITE WEB:

En anglais et espagnol

www.durika.org

FUNDACIÓN DÚRIKA
Apartado Postal 9-8100
Buenos Aires Puntarenas, Zona Sur
Costa Rica América Central

A PREVOIR:

Beaucoup de T shirts et linge de rechange, car l'humidité empêche le linge de sécher rapidement, petite laine pour le soir ou polaire, pantalons légers et survêtement, coupe-vent ou K way, casquette ou chapeau, crème solaire, jumelles, chaussures de marche, type pataugas ou chaussures de marche pour moyenne montagne + tennis lavables (ou 2 paires de chaussures de moyenne montagne), duvet et mousse de sol (pour le refuge, car lits confortables, draps et couvertures dans les chambres).

Ni visa ni vaccin, pas de moustiques, mais taons dans certaines zones de forêt (prévoir citronnelle ou anti-moustique).

Lire un témoignage

Sur le site de l'association Action-consommation:

http://www.actionconsommation.org/publication/article.php3?id_article=196

Divers :
* Il est toujours préférable pour les durikas de connaitre les attentes des personnes avant le séjour. En début de séjour, Annie (bordelaise) se réunit avec le visiteur pour connaitre ses attentes, et présenter les règles de bonne conduite dans le village, car la personne visite le lieu de vie des villageois.